Après avoir quitté Loreto nous sommes partis direction La Paz où nous avons passé une semaine tranquille. Nous avons fait connaissance avec le commissariat de police pour cause de piratage de carte bleue ! Ici le "clonage" comme ils disent est monnaie courante, bien que nous ayions pris les mesures de sécurité de base, c'est à dire retirer de l'argent exclusivement dans les banques. Donc nous voilà partis dans les explications ; après être passé par différentes personnes qui ont gentiment écouté notre histoire (ici s'applique l'expression "pisser dans un violon" !) nous arrivons enfin dans le bureau d'un agent, qui lui aussi écoute notre histoire (mais ne prend toujours pas notre plainte). Ensuite c'est le tour de sa secrétaire, qui enfin prend la déposition. Mais bon, c'est casi certain qu'elle n'aboutira pas ! Bref, ce fut un grand moment !

En fin de semaine on décide d'aller jusqu'à la pointe, vers Cabo San Lucas. Mais sincèrement, on ne peut pas dire que ça nous enchante. La Basse Californie en général ne nous a pas touché ; c'est sauvage, il y de beaux paysages, mais on attendait autre chose, plus de rencontres notamment. On décide donc de remonter à La Paz afin de prendre le ferry qui nous emmènera sur le continent.

P1100418

 

Un arc-en-ciel comme on en avait jamais vu !

P1100439

P1100449

 

Notre cantine à Loreto

P1100451

 

Remplissage du réservoir d'eau grâce aux tuyaux d'arrosage !

P1100456

P1100453

 

Partie endiablée de Dobble ! 

P1100481

 

Nos amis voyageurs, les Nomades, nous ont quitté en arrivant à La Paz, nous nous retrouverons certainement plus tard sur la route.

 

Nous prenons le ferry lundi après midi, direction Topolobampo. La traversée se passe bien, sauf que Hugo a mal à la tête et beaucoup de température. Je pars donc à la recherche de médicaments, et tombe sur un gardien qui me dit qu'il faut consulter le docteur à bord. Nous voilà donc parti pour une première consultation mexicaine ! Après observation de Hugo, le toubib suspecte la dengue, il y a des cas à La Paz, causés pour beaucoup par l'ouragan ! Ok, super ! Je commence à paniquer car ce que j'ai lu sur la dengue, je l'ai oublié ! Gaëtan, toujours plus tempéré que moi me dit d'arrêter de me faire des films, ce n'est peut-être qu'une intoxication alimentaire (ce qu'on a mangé sur le bateau était vraiment bof). On donne du paracétamol à Hugo, il faut faire baisser la température. On arrive enfin à destination, le temps de débarquer et de se poser pour la nuit, la fièvre ne baisse pas vite. Je mets régulièrement des linges mouillés sur Hugo, la nuit est mauvaise ! 

Le lendemain nous partons de bonne heure pour Mazatlan. Sur la route je retrouve les fiches qui parlent de la dengue, Hugo a tout les symptômes. On décide d'aller directement à l'hôpital en arrivant. Heureusement que je ne lui ai pas donné de médicament moi-même, seul le paracétamol doit être utilisé. La prise en charge à Mazatlan se fait rapidement, le diagnostique du toubib est confirmé. Prise de sang, pose de perfusion, il n'y a plus qu'à attendre. Nous sommes soulagés d'apprendre que Hugo a la forme la plus classique de la dengue. Il doit resté au moins trois jours sous surveillance.

Aujourd'hui, vendredi 24, ça va, il n'a plus de fièvre mais il faut attendre que les plaquettes remontent. La patience aura été notre mot d'ordre pendant toute la semaine ! Car un autre problème est survenu mardi : il fallait qu'on déplace la boîte à sardines, nous étions garés devant des entrées de maison ; mais pas moyen de passer les vitesses, seule la marche arrière fonctionnait ! Faire le reste de notre périple en marche arrière aurait été certes peu commun mais beaucoup plus long !! A ce moment là, nous avons pu apprécié la gentillesse des gens, autant des voisins que du personnel de la clinique qui s'est remué pour trouver un mécano. Au final le camion est chez Mercedes, mais ils n'ont pas de solution, c'est un problème électronique qu'ils ne peuvent pas régler. Lorsque le mécano a emmené le camping-car au garage, le fait de l'avoir tracté (peut-être, nous ne sommes sûrs de rien en ce moment) fait fonctionner la première vitesse, mais on ne sait pas si ça va aller. Un ambulancier de la clinique nous dit qu'il connaît quelqu'un d'autre qui pourrait essayer, donc Gaëtan vient de partir avec lui pour voir tout ça (je lui ai donné mon petit dico d'espagnol !). Comme on dit ici A ver ! On espère que tout va s'arranger, car on a eu quelques moments de doute et le moral un peu dans les chaussettes (enfin dans les tongs ! ). Le principal étant que Hugo aille mieux ! 

Aller les amis, la suite au prochain épisode !