Estamos esperando : traduction : nous attendons, et pas nous espérons ! Oui mais quand même, on espère aussi ! 

Oui je sais, vous vous dites, ça y est, la mère Rivollier, elle a pris un coup de gandeau (patois stéphanois, on ne renie pas ses origines) ! Elle attend ou elle espère ? Ben les deux mon capitaine !

Cela fait maintenant 3 semaines que nous sommes à Mazatlan. Hugo va bien, il s'est bien remis de son petit séjour à la clinique. Par contre la boîte à sardines, elle, attend toujours qu'on prenne soin d'elle ! Le mécano conseillé par Omar, l'ambulancier, traîne des pieds pour s'occuper de nous. Je vous vois venir, et vous entend dire, "mais, ils n'ont qu'à l'emmener dans un autre garage ! " Oui, ça s'est fait : le camping-car a déjà fait un séjour chez Mercedes, ce fut rapide, mais le lendemain il ne roulait déjà plus ! Donc on comptait pas mal sur ce fameux mécano ; surtout que nous lui avions donné le fameux schéma électrique. Bon, on se dit qu'on laisse passer le week-end et qu'on voit ça lundi. 

Lundi matin, on est sur le pied de guerre ! On retourne à la clinique (qui est devenue le QG des opérations!), Omar est notre intermédiaire, et même lui commence à s'énerver après le mécano ! (comme quoi on peut arriver à énerver un mexicain au tempérament paisible). Le mécano finit par lui dire de faire remorquer le camping-car demain matin afin qu'il puisse l'examiner dans son garage. Ouf, on avance un peu !

Mardi on offre un spectacle un peu comique dans les rues de Mazatlan, remorqués par la dépanneuse ! Les gens nous font des signes et rigolent ! Meuh non, ils ne se moquent pas ! On doit certainement passer pour des gringos ! Au point où nous en sommes... Arrivés au garage, il n'y a que le second du mécanicien ; on lui ré-explique, on lui donne le schéma, il nous dit de rappeler ce soir. Ce qu'on fera, pour s'entendre dire que le mécano n'est pas revenu de la journée, rappelez demain SVP senora ! Ok, on attendra encore un peu, on est plus à un jour près ! Le reste de la semaine se déroulera pareillement. Vendredi, je me mets en colère (si si je vous jure ! en plus en espagnol) je dit au pauvre gars qui n'y est pour rien, que son patron n'est pas correct et qu'il devait faire le travail ; le lendemain il me rappelle, il semble avoir trouvé la panne. D'après lui les freins sont morts et c'est pour ça que la boîte à vitesse ne répond plus ! Alors, là, celle-là on ne l'attendait pas, mais alors pas du tout ! Jusqu'à présent les mécanos qu'on a vu pensaient que c'était soit la transmission, soit un problème électronique avec la boîte, mais les freins ? Bon, on a laissé passer la journée d'aujourd'hui car on attendait une pièce commandée en France, mais demain on prend le taureau par les cornes (ou le mécano par les oreilles, ça dépend !), on va faire bouger tout ça, il est temps !